Collectivités locales : Le Gouvernement doit régler définitivement les problèmes de salaires des personnels de mairie (ministre)

(APS) – Le gouvernement travaille à trouver des solutions aux récurrentes difficultés de salaires notées dans certaines Collectivités locales, a indiqué, jeudi à Dakar, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr.

« Par rapport aux salaires, nous sommes entrain de véritablement travailler à trouver des solutions de financement pour cela, mais il y a lieu de demander à certains maires de ne pas ternir leur réputation en prenant de mauvais actes de gestion de ce point de vue là », a souligné M. Sarr.

Le ministre intervenait devant les députés lors de l’examen du projet de budget de son département arrêté, pour l’exercice 2016, à la somme de 69 milliards 103 millions 175 mille frs CFA contre 56 milliards 705 millions 647 mille 60 frs CFA en 2015, soit une hausse de 12 milliards 397 millions 527 mille 940 frs CFA en valeur absolue et 21,86% en valeur relative.

« Il y a lieu de noter qu’il y a de temps en temps des maires qui ne gèrent en tant que père de famille », a-t-il fait savoir.

« Il nous a été signalé une commune qui avait de très sérieuses difficultés de paiement, mais quand l’inspection faite sur place a permis de voir que cette collectivité locale a préféré payer des secours de Tabaski et laisser les salaires à côté. Cela pose problème », a soutenu M. Sarr, par ailleurs maire de Yoff.

SG/PON

Défi sécuritaire : recrutement en vue de 2000 policiers et gendarmes

Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre de l’Intérieur de la sécurité publique, a annoncé le recrutement de 2000 policiers et gendarmes pour répondre aux défis sécuritaires qui interpellent le pays. Il l’a dit dans un entretien à L’Observateur, ce matin.
«Depuis les évènements de 1987, avec la radiation de nombreux policiers, nous peinons à reprendre les effectifs qu’il y avait dans les temps. Mais aujourd’hui, grâce à cette vision du chef de l’Etat, nous avons eu l’autorisation, depuis l’année dernière, de recruter un millier de policiers et le même nombre dans la Gendarmerie», dit-il.
«Je pense qu’à ce rythme, on arrivera au nombre acceptable pour assurer la sécurité à tous les citoyens (…). Des moyens seront mis à disposition pour assurer la sécurité nationale», a annoncé le premier flic du Sénégal

Le Secrétaire général nomme M. Mamadou Diallo, de la Guinée, Représentant spécial adjoint de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO)

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui la nomination de M. Mamadou Diallo, de la Guinée, en tant que Représentant spécial adjoint à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), où il assumera aussi les fonctions de Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

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GUINÉE Comment la manifestation contre l’insécurité a viré à l’affrontement avec la police

   Pour protester notamment contre l’agression le 4 avril de son porte-parole, l’opposition guinéenne a appelé lundi ses partisans à descendre dans les rues de Conakry. Une « volonté d’instituer de la pagaille » dans la capitale, selon le pouvoir qui a déployé la police pour réprimer les manifestants. À balles réelles…

 

Alors que le président Alpha Condé est à Paris, en escale avant d’assister aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington (17-19 avril), la police a tiré ce lundi 13 avril sur des manifestants à Conakry. À en croire une source médicale et des témoins, une dizaine de partisans de l’opposition guinéenne qui voulaient manifester dans la capitale contre le pouvoir ont été blessés à balles réelles lors de heurts avec les forces de l’ordre. Lire la suite

Quatre personnes arrêtées pour l’assassinat d’un ancien ministre guinéen

Le ministre guinéen de la Sécurité, Mahmoud Cissé, a annoncé l’arrestation de quatre hommes qu’il considère comme étant les auteurs de l’assassinat de Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre et acteur influent de la société civile, a appris APA dimanche de sources officielles.

En marge de sa première conférence de presse depuis sa nomination en octobre 2014 à la tête du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Dr Cissé a donné des détails relatifs à l’assassinat de M. Diaouné.

‘’Je suis fier de vous dire qu’actuellement, nous avons mis la main sur quatre individus, qui ont fait l’objet d’un procès-verbal établi à la direction centrale de la police judiciaire en date du 16 mars 2015 que nous avons envoyés devant le tribunal de première instance de Dixinn », a déclaré le ministre Cissé devant les médias.

Selon Dr Cissé, ces présumés assassins sont Abdoulaye Djibril Diallo, Mamadou Bachir Diallo, Mamadou Diouldé Diallo et Ibrahima Kalil Condé.

‘’Ils sont tous dans les filets de la justice et l’enquête suit son cours normal », a ajouté le ministre.

En février dernier, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports sous la transition militaire, Thierno Aliou Diaouné a été assassiné à Conakry, alors qu’il se rendait à son domicile à Kobaya, situé dans la banlieue de Conakry.

Acteur majeur de la société civile guinéenne, M. Diaouné avait pris une part active dans tous les mouvements sociaux ayant secoué la Guinée entre 2006 et 2007 pour l’avènement de la démocratie et du changement.

Face à la montée galopante de la criminalité, le ministre Cissé dit avoir déclenché une bataille contre les bandits.

‘’Nous allons, a-t-il martelé, les traquer et chasser hors du pays. S’ils m’entendent, qu’ils sachent que leurs jours sont comptés ».
source: Apanews

Evaluation des droits humains en Gambie par l’ ONU : Jammeh met son veto

Lors de son Examen périodique universel sur le respect des droits de l’Homme à Genève, la Gambie, qui a envoyé son dossier par écrit, a montré qu’il reste un pays à part.

Yahya Jammeh reste imperméable aux pressions de la Communauté internationale. Lors de l’Examen périodique universel (Epu) passé à Genève, le gouvernement gambien n’a accepté que 93 des 171 recommandations émises par les Nations-Unies. Durant son Epu, soutient Amnesty, la Gambie a répondu à 171 questions, commentaires et recommandations émanant de plus de 60 pays exhortant les autorités à en faire plus pour promouvoir et protéger les droits humains. «Bien qu’il ait ajourné l’adoption des conclusions de l’Epu la semaine dernière à la dernière minute, le gouvernement a déçu en s’abstenant d’envoyer une délégation à Genève, choisissant plutôt de soumettre ses réponses par écrit», regrette l’organisation.

Regrettant ce comportement, l’organisation persiste à soutenir que la Gambie a fait preuve de mépris à l’égard de la Communauté internationale en refusant tout un ensemble de recommandations visant à remédier à la détérioration de la situation des droits humains, a déclaré Amnesty International. «Le nombre élevé de refus sur des questions cruciales en matière de droits humains montre que le gouvernement est peu disposé à remédier à la situation déplorable des droits humains – et notamment aux restrictions injustifiées au droit à la liberté d’expression, aux disparitions forcées et au recours à la torture pour étouffer l’opposition», a déclaré Sabrina Mahtani, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

Dans un communiqué, Amnesty soutient que la Gambie fait fi des mises en garde des Nations-Unies sur la détérioration de la situation des droits humains. «Les défenseurs des droits humains, journalistes et personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées sont pris pour cibles, et la situation des droits humains en Gambie continuera à se dégrader à moins que la Communauté internationale ne s’emploie à inciter la Gambie à adhérer véritablement aux recommandations qu’elle a rejetées», poursuit Sabrina Mahtani.

En détails, il faut savoir que la Gambie n’a pas accepté les recommandations concernant la ratification de la Convention des Nations-Unies contre la torture, émises par 13 Etats, ou portant sur l’abolition de la peine de mort. «Le gouvernement a également rejeté la dépénalisation de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, ainsi que la coopération avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies. Il a également refusé les recommandations l’invitant à modifier la législation afin de lever les restrictions pesant sur la liberté d’expression, regrette l’Onu.

En faisant la comparaison, les défenseurs des droit de l’Homme soutiennent que la «situation des droits humains dans le pays s’est fortement détériorée depuis l’Epu de la Gambie en 2014. En mars 2014, le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la torture a diffusé un rapport soulignant le risque élevé de torture, d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées dans le pays». En se rendant à Banjul en novembre 2014, le rapporteur spécial sur la torture et le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires n’ont pas «été autorisés à accéder au quartier de haute sécurité de la prison centrale Mile 2, dans la capitale, Banjul, où sont détenus les condamnés à mort. Ces restrictions sont sans précédent depuis l’établissement du mandat du rapporteur spécial sur la torture, il y a 30 ans».

Réponses écrites

Aujourd’hui, l’Onu regrette la sévérité du Code pénal gambien. Car, le Président Yahya Jammeh a signé en octobre 2014, une modification «qui introduit des peines encore plus sévères pour les personnes Lgbti, désormais passibles de la réclusion à perpétuité pour homosexualité aggravée». «Et ce, malgré de nombreuses recommandations visant à l’en dissuader durant l’Epu. Au moins 14 personnes ont été arrêtées en novembre et décembre 2014 en raison de leur orientation sexuelle présumée», poursuit Amnesty qui révèle que depuis début janvier 2015, les organes gambiens chargés de l’application des lois ont arrêté au moins 30 proches de personnes soupçonnées d’avoir pris part au coup d’Etat manqué du 30 décembre 2014. «Certaines personnes ont été remises en liberté mais d’autres n’ont pas reparu depuis près de trois mois et on ignore combien se trouvent encore en détention au secret.»

source: Lequotidien

L’opposition guinéenne décrète jeudi journée ville morte à Conakry

L’aile dure de l’opposition guinéenne, par la voix de son porte-parole, Aboubacar Sylla, a annoncé l’organisation d’une journée ville morte jeudi à Conakry, la capitale, pour réclamer la satisfaction de l’entièreté de ses exigences.
Au terme d’une plénière interne ayant réuni les ténors de l’opposition guinéenne, dont les anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, les participants ont finalement accepté de répondre à l’appel du Gouvernement à quatre conditions.
En attendant la réaction du Gouvernement, l’opposition a dévoilé l’agenda de ses marches. ‘’Nous avons donc décidé d’entrer dans un cycle de manifestations ininterrompu à partir de jeudi 2 avril prochain, c’es-à-dire dans trois jours », a-t-elle déclaré.
Ces manifestations vont commencer par une journée ville morte, poursuit le député de l’opposition, et vont continuer jusqu’à ce que l’entièreté de nos revendications soit faite.
‘’Pour le moment, cette journée ville morte et ces manifestations concernent Conakry pour la date du 2 avril mais elles vont s’étendre à l’intérieur du pays », a-t-il indiqué.
Aboubacar Sylla a toutefois souligné que l’opposition pourrait s’inscrire dans une démarche de négociation à condition de voir le gouvernement satisfaire ces quatre revendications : application intégrale des accords politiques guinéens signés en Juillet 2013, application correcte du relevé de conclusions du dialogue politique de Juillet 2014, interruption des opérations de la commission électorale et annulation du calendrier électoral.
‘’Si ces conditions que je viens de citer étaient effectivement remplies, l’opposition accepterait de discuter d’un cadre de dialogue et des points à débattre‘’, a affirmé M. Sylla.
L’annonce de ces quatre préalables intervient alors que le Gouvernement Condé projetait d’ouvrir un cadre de dialogue ce lundi en vue de régler la crise politique en cours.
La classe politique est divisée depuis l’annonce du nouveau calendrier électoral inversant l’ordre des élections, la présidentielle en octobre et les communales en 2016.
Signature : APA

Commune de Niagha : A quand la fin du feuilleton judiciaire ?

Seneweb.com

Entre Idrissa Baldé et Yoro Mballo, qui est véritablement le maire de la commune de Niagha ? En tout cas, ni les populations, ni la justice n’ont pour l’instant la bonne réponse. Si le premier a été installé par l’autorité administrative, le camp du second conteste la légitimité de ce dernier et parle d’une confiscation du pouvoir de la majorité. D’ailleurs, les populations de la commune, favorables au camp du libéral Yoro Mballo, ont marché le 1er mars de Bakidioto à Tanaff (siège de la préfecture) pour réclamer justice.
Le sous-préfet, Cheikh Anta Dieng, qui avait pourtant autorisé la marche, a donné des consignes aux agents de la police de proximité (Asp) de le déclarer absent des lieux et de ne point prendre le mémorandum des marcheurs, a renseigné Yoro Mballo, le maire plaignant.
Depuis 9 mois, une profonde crise mine le conseil municipal. Tout est parti des élections municipales du 29 juin dernier. Sur décision du sous-préfet, les résultats de trois bureaux de vote où le Pds était victorieux, avaient été invalidés par la commission départementale de recensement des votes de Goudomp . C’est ainsi que le « Benno Bokk Yaakaar » s’est retrouvé en tête et son candidat est installé maire. Il s’en est suivi un long feuilleton judiciaire qui, jusque-là, n’a pas connu son épilogue.
L’arrêt n°80, signé par la Cour d’appel de Dakar au cours d’une délibération en date du 28 août 2014, notifié au sous-préfet par un huissier le 19 décembre 2014, obligeait au préfet d’installer Yoro Mballo du Pds comme maire dans les 21 jours qui suivent. À la date échue, (30 décembre), l’autorité administrative s’est donnée encore un mois (19 janvier) pour son l’installation. L’intéressé se dit surpris par cette valse de l’autorité administrative.
Au comble de la déception, les populations favorables à son camp ont tenu à manifester leur ras-le-bol devant les locaux de la sous-préfecture. N’obtenant pas satisfaction malgré cette sortie musclée, il s’est rendu à la Cour suprême avec son avocat. Il apprend sur les lieux que son rival a déposé un recours sous le n°005 du 9 janvier 2015. Dans ce recours, il demande la confirmation des résultats de la commission de recensement des votes de Goudomp qui lui donnent victoire et l’annulation de l’arrêt n°80 de la Cour d’appel qui donne raison à Yoro Mballo. Selon le plaignant, aucune contrainte de temps ne pèse sur la Cour suprême. Alors, le feuilleton judiciaire a encore de beaux jours devant lui mais la cour suprême doit prendre ses responsabilités et vider cette affaire qui n’a que trop duré

L’opposition appelle à l’ intervention de la communauté internationale dans la crise guinéenne

Le vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana, a appelé la communauté internationale à intervenir dans la crise guinéenne née au lendemain de l’annonce du chronogramme des élections, pour renouer le fil du dialogue politique, avant le début des marches de rue.
« Nous allons sortir jusqu’à ce que la communauté internationale intervienne. Nous allons nous retrouver et suspendre nos participations à l’Assemblée nationale », a confié Dr Fofana, qui présidait le meeting de l’UFDG à Conakry en l’absence de son leader.
le président du groupe parlementaire libéral-démocrate, a demandé ouvertement aux bonnes volontés, d’intervenir dès maintenant avant qu’il ne soit tard :
« Il est hors de question d’aller aux élections présidentielles sans les communales. Dès la semaine à venir, nous allons nous retrouver pour mettre en application nos décisions ».
Pour Dr Fofana, l’opposition va intensifier ses manifestations de rue jusqu’à ce que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) revienne sur l’ordre des élections :
« Nous allons manifester jusqu’à ce que M. Alpha Condé comprenne que nous sommes prêts à accepter l’inacceptable. C’est le temps donc pour la société civile et les religieux de se lever. Il ne faut attendre qu’on entame nos marches pour venir vers nous ».
Après la tenue des présidentielles de 2010 et les législatives de 2013, la CENI a publié le chronogramme des élections, qui a prévu les présidentielles avant les communales.
Depuis cette annonce, l’opposition menace de prendre de reprendre les marches de rue

La mission de l’ONU en Guinée-Bissau prolongée d’un an

L’Organisation des Nations unies (ONU) a prolongé d’une année sa mission en Guinée-Bissau, suite à l’approbation donnée dans ce sens par le Conseil de sécurité, rapporte un communiqué reçu jeudi à APA
Le vote prolongeant la mission de l’ONU a eu lieu mercredi après-midi à New-York, précise le communiqué, rappelant que le mandat de la mission devait s’achever à la fin de ce mois de février. Outre la prolongation dont elle vient de bénéficier, la mission verra sa durée réexaminée en septembre prochain